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Prothèse totale
de hanche

La pose de prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention très fréquente. Elle consiste a remplacer l’articulation de la hanche par une prothèse prenant la place de la tête du fémur et du colyle dans le bassin . On réalise plus de 150 000 PTH par an en France et ce nombre est en forte augmentation.

Il s’agit d’une intervention très bien maîtrisée donnant d’excellents résultats voire parfois spectaculaires sur la disparition des douleurs et la récupération de la mobilité.

L’intervention permet de soulager le patient atteint d’une coxarthrose symptomatique et de lui rendre ainsi son autonomie, sa mobilité et la reprise de ses activités habituelles.

Les suites opératoires sont rapides et le résultat final souvent excellent : il est fréquent que les patients obtiennent ce que l’on appelle une « hanche oubliée » c’est à dire que le patient a totalement oublié dans son quotidien qu’il est porteur d’une PTH.

Principales causes

La principale cause pour la mise en place d’une prothèse totale de la hanche est l’arthrose (usure du cartilage). Cette perte du cartilage peut être primitive ou secondaire à une maladie ou à un traumatisme (polyarthtite rhumatoïde, fracture du cotyle, infection dans l’enfance,…).

Une autre cause fréquente de pose de PTH est l’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale (ONA) qui correspond à un manque de vascularisation sanguine de la tête du fémur conduisant à sa destruction.
L’ostéonécrose correspond donc à un infarctus osseux avec une souffrance du cartilage sus jacent qui finit par disparaître laissant place à des douleurs très invalidantes.
Souvent il n’existe pas de cause retrouvée à cette ostéonécrose de hanche mais certains facteurs de risques sont connus : un antécédent de fracture du col, la prise de corticoïdes (notamment en bolus), la drépanocytose, les maladies systémiques ou de surcharge (lupus, maladie de Gaucher,…), l’alcool et la grossesse.

Enfin une cause très fréquente de pose de prothèse de hanche est la fracture du col du fémur. En effet dans la plupart des cas cette fracture ne peut être « réparée » (ostéosynthèsée) et il faut procéder au remplacement de la hanche.
En cas de fracture la prothèse posée peut être totale ou intermédiaire ce qui signifie qu’en l’absence d’arthrose on peut remplacer uniquement la partie fémorale fracturée de la hanche.

Quand une prothèse totale de hanche doit être envisagée ?

La PTH doit être envisagée lorsque la douleur et la gêne fonctionnelle sont importantes et qu’il y a un retentissement sur la vie quotidienne.
Classiquement l’intervention peut être pratiquée lorsque le traitement médical n’est plus efficace (infiltration de corticoïde, prise d’antalgiques quotidiens,…).

Il existe des critères permettant de proposer une prothèse totale de hanche:

  • Arthrose radiologiquement évidente
  • Des douleurs de hanches typiques et mécaniques (lors des périodes d’activité)
  • Raideur invalidante (difficultés dans les escaliers ou au chaussage)
  • Diminution du périmètre de marche
  • Impossibilité ou difficultés naissantes a réaliser une activité habituelle

Il n’existe pas de critère chirurgical formel d’exclusion à la prothèse de hanche toutefois il faut, dans chaque situation, savoir évaluer avec le patient le rapport bénéfices/risques de l’intervention en lien avec la gêne occasionnée par l’arthrose et ses antécédents médicaux personnels (problème cardiaque, diabète, âge, …)

Une discussion et un examen de la hanche avec le chirurgien permettra de confirmer cette indication.

Les différentes étapes de l'intervention

Notre prise en charge la prothèse totale de hanche s’étend de la consultation pré-opératoire à la consultation de suivi post-opératoire, en passant par la chirurgie.

Existe-t-il des risques de complication ?

Une des complications dans les prothèses est l’infection. Ce risque est inférieur à 1%. Les signes de l’infection peuvent être une cicatrice inflammatoire qui ne se referme pas bien avec un écoulement, de la fièvre et des douleurs.
Si l’infection survient on peut être amené à devoir réopérer pour laver la prothèse et mettre en place des antibiotiques permettant dans la plupart des cas de soigner l’infection.

Pour limiter ce risque, un bilan infectieux pré opératoire est réalisé : bilan dentaire, examen des urines et prise de sang.

Pendant l’intervention des antibiotiques sont administrés de manière à prévenir une infection.

Le risque de thrombose veineuse profonde (phlébite) ou d’embolie pulmonaire reste rare, il est limité par un lever précoce du patient associé au port de bas de contention et une anticoagulation préventive pendant les premières semaines post opératoires.

Le risque d’hématome est présent mais limité lui aussi. S’il survient en post opératoire, il se résorbera spontanément au bout de quelques jours la plupart du temps. En cas d’hématome important et gênant la récupération, une ponction peut être réalisée.

La rééducation post-opératoire

Dans la plupart des cas aucune rééducation spécifique n’est prescrite, seule la pratique de la marche sans restriction est recommandée. De manière exceptionnelle de la kinésithérapie peut être prescrite dans le but de renforcer les muscles fessiers et de travailler les mobilités de la hanche.
La marche s’effectue initialement avec l’aide de béquille, rapidement le patient est capable de déambuler avec 1 seule béquille. La montée et la descente des escalier est elle aussi possible rapidement, si possible le jour même.
À 4 semaines la plupart des patients marchent sans aide mécanique.
La conduite est possible en général autour du quinzième jour postopératoire.
Un arrêt de travail est en général prescrit pour 6 semaines environ en fonction de l’activité professionnel du patient.
À distance de l’intervention les patients opérés d’une PTH peuvent espérer reprendre l’ensemble de leurs activité physique y compris les sports. Tous les sports sont possibles même si une adaptation ou un aménagement est parfois nécessaire en fonction des types de sport (sports de combats par exemple).
La reprise de l’activité physique est dans tous les cas recommandée et permet d’obtenir un meilleur résultat fonctionnel de la prothèse.
La voie antérieure mini invasive permet de n’interdire aucun mouvement de la hanche dans les 3 plans de l’espace.

Questions fréquentes sur la prothèse totale de hanche

Voici une sélection des questions fréquemment posées par les patients des docteurs Frison et Casabianca lors de leurs consultations pré-opératoires en vue d’une pose de prothèse totale de hanche (PTH) à Paris.

Combien de temps dure une prothèse totale de hanche ?

La durée de vie des prothèses totales de hanche actuelles dépasse les 15 ans, en effet il s’agit d’un matériel très résistant. Cette durée de vie de la prothèse est corrélée au poids du patient et à leur activité. Un patient très actif ou en surpoids usera plus rapidement sa prothèse.
Lorsque la prothèse est usée, il faudra envisager un changement de la prothèse par une prothèse totale de genou.

En quoi est fait ma prothèse de hanche ?

Les matériaux utilisés pour les prothèses de hanche sont très résistants, les tiges fémorales et l’arrière fond des cotyles prothétiques allient le titane recouvert d’hydroxyappatite ou un alliage de chrome-cobalt.
Le couple de frottement (glissement) est constitué d’une tête fémorale en céramique associée à une cupule acétabulaire (au sein du cotyle) également en céramique. Dans certains cas on peut associer une tête en inox avec une cupule en polyéthylène hautement réticulé (extrêmement renforcé).
Ces deux modes de glissement offrent une très grande résistance à l’usure sur le long terme.
Ces matériaux sont testés avant leur mise sur le marché pour vérifier leur tolérance dans le corps humain.
Toutes les prothèses que nous posons sont de grandes marques certifiées CE et agrées par la Haute Autorité de Santé.

Quelle rééducation après une prothèse totale de hanche ?

La plupart des patients opérés d’une PTH var voie antérieure mini invasive ne nécessitent pas de rééducation.
Dans de rares cas, si cela s’avère nécessaire, quelques séances de kinésithérapie peuvent être prescrites dans le but de renforcer les muscles fessiers et de travailler les amplitudes articulaires.
Le retour à domicile est la règle mais dans le cas des patients isolés ou habitant en étage élevé sans ascenseur, un centre de convalescence peut être envisagé quelques semaines avant un retour à domicile.

Quel âge pour la mise en place d’une PTH ?

Il n’y a pas d’âge limite pour la mise en place d’une prothèse de hanche, tant chez les patients jeunes que les patients âgés.
En effet la décision de mise en place d’une PTH se fait sur la base d’un gêne fonctionnelle importante avec retentissement majeur dans la vie quotidienne. Ainsi un patient jeune, très gêné avec un échec des traitements médicaux adaptés pourra bénéficier de cette chirurgie.

Concernant les patients les plus âgés, grâce aux techniques chirurgicales les plus modernes ainsi qu’aux moyens de surveillance et d’anesthésie, cette chirurgie est nettement moins lourde que par le passé. De plus l’amélioration rapide de la qualité de vie après prothèse de hanche permet de retrouver une autonomie si précieuse pour l’amélioration de la santé en général. Cette chirurgie a donc tout son intérêt chez les patients plus fragiles.

Pourrais-je refaire du sport avec une prothèse totale de hanche ?

Oui, la reprise d’une activité physique est tout à fait envisageable et souhaitable.
Aucun mouvement n’est interdit.
Toutefois certains sports doivent être aménager ou adapter au port d’une prothèse de hanche (les sports de combat entre autres).
Bien sûr ce résultat ne peut être garanti car il dépend en grande partie des patients opérés ; notamment de leurs antécédents médicaux et de leur niveau antérieur d’activité.

Vais-je sonner dans les aéroports ?

Oui, le port de prothèse articulaire peut déclencher les portiques d’aéroport qui sont de plus en plus sensibles.
Il est inutile d’avoir un certificat ou une photo de la radio de la prothèse car un contrôle au détecteur manuel sera de toute manière effectué. Les agents de sécurité ont l’habitude de ce cas.

L'intervention en bref

Quand opérer ?

Lorsque la gêne liée à l’arthrose de la hanche est devenue très invalidante

Objectif de l'intervention

Remplacer la tête fémorale et le cotyle ayant tous deux un cartilage usée par une prothèse.

Type anesthésie

Générale ou rachi anesthésie en fonction de votre préférence et de la consultation d’anesthésie.

Durée hospitalisation

Cette chirurgie est réalisée en ambulatoire ou avec quelques jours d’hospitalisation.

Après opération

Retour à domicile dans la grande majorité des cas.

Arrêt de travail

Arrêt de 4 à 8 semaines en fonction de la profession.

Prenez rendez-vous pour une consultation orthopédique

Clinique Drouot Molitor

37, rue de Molitor, 75016 PARIS
Secretariat : 01 88 40 20 30

Moyens de transport

Métro – Michel Ange – Molitor (lignes 9 et 10)
RER C – Pont Du Garigliano – Hôpital Européen G. Pompidou

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Clinique Blomet

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Bus – Abbe Groult (lignes 39 et 80)
Bus – Lecourbe (ligne TRAVERSE)

Clinique du Plateau

21 Rue de Sartrouville, 95870 BEZONS
Secretariat : 01 39 96 36 00

Moyens de transport

Bus – Albert 1er (ligne 272)