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Arthrose du genou
Gonarthrose

Le genou est l’articulation unifiant trois os : le fémur, le tibia et la rotule. Comme dans toute articulation les différentes pièces osseuses sont recouvertes de cartilage qui est un tissu biologique souple et élastique permettant le bon glissement des os les uns sur les autres au sein de l’articulation.

L’arthrose du genou (ou gonarthrose) est la perte ou l’usure de ce cartilage dans un ou plusieurs compartiments du genou entraînant ainsi un frottement os sur os douloureux. En termes radiologiques on parle parfois de chondropathie afin de décrire l’usure cartilagineuse.

Causes de l'arthrose du genou

Les causes de la perte du cartilage peuvent être multiples : un rhumatisme articulaire chronique, un antécédent de traumatisme, une déformation des membres inférieurs dans le plan frontal ou encore le surpoids et l’obésité. Dans beaucoup de cas il n’existe pas de cause identifiable, il s’agit alors probablement d’une prédisposition génétique à l’arthrose, on parle alors de gonarthrose idiopathique.

Gonarthrose : signes révélateurs

Cliniquement il s’agit de douleurs du genou essentiellement mécaniques, c’est à dire intervenant plutôt à la marche ainsi qu’à la montée et descente des escaliers. En évoluant les douleurs peuvent également persister la nuit et devenir insomniantes.
Ces gonalgies (douleurs du genou) s’accompagnent la plupart du temps d’une raideur (enraidissement) du genou avec une diminution de la flexion et de l’extension.
Dans certains cas extrêmes la destruction articulaire est telle qu’elle peut mener à une ankylose du genou c’est à dire à une perte complète de la mobilité de celui-ci.

Conséquences de la gonarthrose

L’arthrose du genou, du fait de l’importance de cette articulation dans la locomotion, a rapidement des conséquences néfastes sur la vie quotidienne du patient.
Les douleurs mécaniques à la marche et dans les escaliers deviennent deviennent de plus en plus invalidantes avec une diminution du périmètre de marche et une limitation des activités pratiquées habituellement (marche longue/randonnée, courses, etc).
Une boiterie d’esquive douloureuse apparaît la plupart du temps avec parfois la nécessité de prendre une canne.

Une raideur finie par survenir avec un flessum (impossibilité d’étendre complètement la jambe) et/ou un déficit de flexion (diminution de l’amplitude articulaire en flexion)
Cette raideur douloureuse aggrave la boiterie et oblige également le plus souvent à prendre une canne.

Anatomie du genou, qu’est-ce que le cartilage ?

Le genou est une articulation complexe permettant notamment la mobilité dans le plan sagittal des membres inférieurs.

Son rôle dans la marche est évidemment capital et il supporte, finalement sur une surface relativement modérée, l’ensemble du poids du corps ce qui conduit à une pression importante sur les surfaces cartilagineuses.

En dehors des structures capsulo-ligamentaires, arterioveineuses et nerveuses il existe trois compartiments mécaniques dans le genou :

  • Entre le fémur et le tibia en interne (fémoro tibial médial)
  • Entre le fémur et le tibia en externe (fémoro tibial latéral)
  • Entre le fémur et la rotule (fémoro patellaire)

Ces trois compartiments peuvent être atteint par l’arthrose (on parle alors d’arthrose tricompartimentale) mais dans certains cas un seul compartiment peut être le siège de l’usure et permettre d’envisager dans certains cas la pose d’une prothèse partielle du genou (prothèse unicompartimentale du genou).

Le cartilage est donc un tissu conjonctif lisse, élastique et souple qui, combiné au liquide synovial naturellement présent, permet un glissement parfait du tibia et de la rotule sur le fémur.

Il existe également une structure permettant un rôle «d’amortisseur» du genou et de frein secondaire : le ménisque.

Une lésion méniscale ancienne ou un antécédent de ménisectomie (ablation d’un ménisque) peut donc être la cause d’une gonarthrose symptomatique ou bien avoir aggravé une gonarthrose préexistante (lésion méniscale).

Les différents types d'arthroses du genou

La gonarthrose primitive : elle touche les patients plutôt après 50 ans avec une discrète prédisposition pour le sexe féminin. On ne retrouve pas dans ce cas de cause évidente mais certains facteurs de risque sont tout de même à noter en plus du sexe : le surpoids, les métiers de force avec charge mécanique importante, les déformations significatives dites en genu varum ou genu valgum (jambes arquées ou genoux qui se touchent).

La gonarthrose secondaire : il existe dans ce cas une cause en général évidente incriminable et ce type d’arthrose peut être retrouvée chez des patients plus jeunes.
Les causes fréquentes sont : les antécédents de traumatisme avec fracture du plateau tibial et/ou contusion cartilagineuse ; les anomalies de formation des os à leurs extrémités intra articulaires (dysplasies) engendrant une usure plus précoce du cartilage ; les instabilités chroniques du genou en lien avec une rupture du ligament croisé antérieur non traitée ; une lésion méniscale ancienne non opérée ou opérée (ablation du ménisque).

Enfin certaines gonarthroses sont secondaires à des maladies inflammatoires chroniques auto-immunes (comme la polyarthrite rhumatoïde ou le rhumatisme psoriasique) ou à des arthropathies dites microcristallines (goutte, chondrocalcinose, …).

Comment s'effectue le diagnostic d’une gonarthrose ?

Évolution d’un genou arthrosique : l’arthrose peut-elle disparaître ?

Les lésions du cartilage ainsi que son usure sont irréversibles. Comme précisé en introduction il n’existe de pas de médicaments ou de traitement médical permettant une repousse du cartilage perdu ou usé.

Notre corps n’est pas non plus capable de produire un nouveau cartilage et les expérimentations portant sur la greffe de cellules souches n’ont pour l’instant données aucun résultat satisfaisant.

L’évolution se fait donc classiquement vers la poursuite de la destruction articulaire et en règle générale vers une aggravation des douleurs et du retentissement dans la vie quotidienne du patient.

Il faut toutefois préciser que même si cette dégradation est attendue, son évolution et sa rapidité peuvent en revanche varier de manière très différente d’un patient à l’autre. Ainsi certains patients peuvent supporter une gonarthrose très ancienne mais d’évolution régulière et lente alors que d’autres voient une destruction articulaire rapide de leur genou avec une nécessité d’une pose de prothèse totale en moins de 5 ans.

Traitements de l’arthrose du genou : comment soulager les douleurs ?

Il n’existe de pas de médicaments ou de traitement médical permettant une repousse du cartilage perdu ou usé. Notre corps n’est pas non plus capable de produire un nouveau cartilage.
Les expérimentations portant sur la greffe de cellules souches n’ont pour l’instant données aucun résultat satisfaisant.

Le traitement médical consiste donc en un traitement symptomatique (calmer les douleurs) par le biais d’anti-inflammatoires, d’antalgiques usuels et d’infiltrations de corticoïdes (voire d’acide hyaluronique).

Lorsque le traitement médical ne suffit plus et/ou que les douleurs et la gêne fonctionnelle sont trop importantes alors une traitement chirurgical définitif peut-être envisagé. Ils sont proposés et réalisés par le chirurgien orthopédiste, il en existe deux grands types pour la gonarthrose : les ostéotomies de ré-axation et les prothèses de genou.

Traitements médicaux

Le premier traitement sera toujours médical, à l’initiative de son médecin traitant, de son rhumatologue ou de son chirurgien.

La thérapeutique médicale consiste à soigner avant tout les symptômes à l’aide notamment des anti-inflammatoires et des antalgiques de pallier I ou II. Ces médicaments peuvent être associés à de la kinésithérapie permettant de lutter contre l’enraidissement.

Les infiltrations (injections intra articulaires) de corticoïdes ou d’acide hyaluronique (viscosupplémentation) font également partie de l’arsenal médical et peuvent permettre de temporiser transitoirement les douleurs arthrosiques.

Ces traitements doivent être ajouter les mesures hygiéno diététiques (perte de poids si besoin) et les aides techniques si elles sont indiquées (cannes, semelles, …).

Les ostéotomies de ré-axation

Les ostéotomies de ré-axation sont proposées uniquement chez des patients jeunes ayant une arthrose très débutante sur une déformation importante des membres inférieurs (genu valgum ou genu varum). Il s’agit alors de corriger l’axe en pratiquant des coupes osseuses permettant d’aligner le squelette jambier et de rétablir un équilibre dans les contraintes s’exerçant dans le genou. Ces techniques donnent de bons résultats lorsque l’indication et la réalisation technique sont correctes et permettent de surseoir à la chirurgie prothétique chez des patients très jeunes et très actifs.

Les prothèses de genou

Une prothèse de genou consiste en un remplacement d’une partie ou de l’ensemble d’une articulation détruite. La plus courante est la prothèse totale du genou (PTG) qui remplace l’ensemble des 3 compartiments cartilagineux. La durée opératoire est d’environ 1 heure, la marche est possible et conseillée le jour même et il est nécéssaire de réaliser une rééducation régulière durant les semaines qui suivent afin d’avoir le meilleur résultat fonctionnel. Il s’agit aujourd’hui d’une chirurgie très bien maîtrisée dont les résultats sont très bons (plus de 85% de patient très satisfait après PTG).

Il existe également des prothèses dites uni-compartimentales (PUC) dont le principe est de ne remplacer qu’un seul compartiment usé ou détruit. Les indications chirurgicales étant plus rares et nécessitant beaucoup de conditions (type d’arthrose, laxité ligamentaire, taille/poids, usure très localisée…) la pose de ce type de prothèse est plus confidentielle.

En savoir plus sur les solutions contre l'arthrose de genou
proposées par les Docteurs Frison et Casabianca

Questions fréquentes sur la gonarthrose

Voici une sélection des questions fréquemment posées par les patients des docteurs Frison et Casabianca lors de leurs consultations pour arthrose du genou à Paris.

Peut-on prévenir la survenue d'une arthrose du genou ?

Il existe peu de moyen de lutter au quotidien contre la destruction progressive du cartilage toutefois certains comportements peuvent aider à ralentir l’apparition de celle-ci comme la pratique sportive sans excès permettant un renforcement musculaire et une bonne vascularisation de l’articulation.

Limiter la prise de poids et lutter contre l’obésité permet de réduire le risque d’arthrose symptomatique. Ce facteur de risque est particulièrement démontré pour l’arthrose du genou.

Le traitement chirurgical de lésion ou rupture ligamentaire suite à une entorse.

La correction chirurgicale à un âge précoce de déformations importantes des membres inférieurs (genu varum ou genu valgum).

Enfin le traitement médical bien suivi en cas de maladie rhumatismale chronique est également protecteur concernant l’apparition de l’arthrose.

À quel âge apparaît l'arthrose du genou ?

Elle est très rare avant quarante ans et touche 30% des personnes entre 65 et 75 ans.
La gonarthrose est 3 fois plus fréquente que l’arthrose de hanche.

L'arthrose du genou est-elle héréditaire ?

Non on ne peut pas parler de maladie héréditaire concernant l’arthrose car cette maladie ne répond pas aux critères habituels des maladies transmissibles. Toutefois on constate de manière empirique que certaines familles présentent une redondance d’arthrose précoce et certains gênes ont été identifiés sans pourtant que l’on puisse affirmer leur transmissibilité d’une génération à l’autre.

En revanche une gonarthrose peut être secondaire à une maladie héréditaire connue (hémophilie, hémochromatose, etc) avec alors une prévalence familiale forte dans plusieurs générations.

Quels sports sont à éviter en cas d'arthrose du genou ?

Il faut éviter les sports mettant trop en contrainte le genou et occasionnant des microtraumatismes répétés comme la course à pied, l’équitation, la danse, les sports de ballon et les sports de combat.

Quels sports sont à favoriser en cas de gonarthrose ?

Il faut privilégier les sports entretenant la mobilité articulaire sans traumatiser excessivement l’articulation comme la natation, le cyclisme, la marche, la plongée.

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